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 04. [Ainston's] Fifty Shades of White

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MessageSujet: 04. [Ainston's] Fifty Shades of White   Lun 14 Mar - 23:39

Assise dans la pièce à vivre du petit mais confortable appartement qu'elle partageait avec Tim, Anna tentait de faire abstraction des nombreux magazines, dépliants et échantillons qui jonchaient la table du salon. Elle se concentrait sur le sourire préfabriqué de la personne installée en face d'elle, sur un tabouret en osier recouvert d'un coussin, pour oublier qu'elle regrettait de ne pas lui avoir proposé le canapé. A vrai dire, ce n'était pas vraiment de sa faute. La jeune femme avait choisi le sofa parce qu'ils auraient dû être deux à s'installer côte à côte pour compulser les brochures et pour répondre à l'enthousiasme de la directrice de l'agence "Brides and Co" par des sourires tout aussi artificiels que le sien. C'était en fait l'autre chose dont Anna essayait de faire abstraction. L'absence de Tim.

Elle avait renoncé à consulter son téléphone quelques minutes plus tôt. Dans la précédente demi-heure, Anna s'était déjà excusée trois fois pour aller aux toilettes et tenter de joindre le musicien, et elle s'était levée deux fois pour proposer des rafraîchissements ("Eau ? Thé ? Café ? Whisky ? Un revolver chargé ?") à cette pauvre Jennie Harmond qui n'en pouvait plus -et c'était compréhensible- de voir le début de leur entretien sans cesse repoussé. Anna s'était finalement excusée, non sans amertume, admettant qu'elle n'avait absolument aucune idée de ce qui pouvait retenir Timothy loin de l'appartement (mis à part des doutes sur le bien fondé de leur engagement, ce qu'elle s'était retenue d'exprimer à haute voix), et elle avait dû commencer à se pencher, seule, sur les corbeilles de fleurs, et les thèmes "Argent et Pourpre", et la longueur des robes des demoiselles d'honneur, et l'importance du choix du lieu, ni trop proche des habitations pour ne pas déranger les voisins, ni trop loin pour ne pas décourager les moins fêtards de déguerpir au plus tôt...

Le flot de paroles s'était interrompu sans qu'Anna ne le remarque, et ce n'est qu'au bout de quelques secondes que la jeune femme nota le silence inconfortable qui s'était installé. Ses pupilles dans le vague se fixèrent enfin vraiment sur son interlocutrice, et, incapable de répondre à la question qui venait de lui être posée, elle sourit, avec cette assurance arrogante de ceux qui ont l'habitude de tenir salon dans jamais s'intéresser aux sujets des conversations autour d'eux. Elle tenta de rattraper le fil en assénant les généralités qu'elle avait prononcées au téléphone, au moment de prendre le rendez vous : "Ce ne sera pas un grand et fastueux mariage. Pas de thème, pas de lâché de colombes, pas de discours larmoyant du père de la mariée. Nous ne faisons pas appel à vous pour être sûrs de figurer dans la prochaine édition du magazine Mariages," indiqua-t-elle en pointant le coupable du bout du doigt. "C'était juste... Plus simple."
C'étaient les parents d'Anna qui avaient suggéré à leur fille de faire appel à un wedding planner, certainement parce qu'ils les jugeaient, elle et Tim, totalement incapables d'organiser quoi que ce soit. Ils avaient proposé de payer les frais, ce que la jeune femme avait d'abord jugé déplacé, mais réalisant que l'emploi du temps du jeune homme était aussi surchargé que le sien, et qu'ils n'arriveraient jamais à s'en sortir sans aide, elle avait fini par accepter.
C'était également plus raisonnable que de balancer en pleine figure des parents Preston que si cela ne tenait qu'à elle, ils ne seraient pas invités.

"Ça vous dérange si je fume ? Je vais ouvrir la fenêtre bien-sûr..." C'était une question complètement ridicule : elle était chez elle, après tout, mais quelque chose dans le visage pincé de Jennie lui disait qu'elle serait de celles que ça dérangerait. Elle n'attendit pourtant pas son autorisation et se déplaça vers la baie vitrée, qu'elle ouvrit à moitié. Jennie Harmond n'avait rien d'une femme désagréable. Elle était tombée sur de mauvais clients, aussi peu romantiques qu'organisés, et elle ne s'en était pas encore rendue compte, ou peut-être que si, maintenant qu'Anna l'observait observer son intérieur d'un air dépité. Malgré la somme avancée par les parents Preston, Jennie devait réaliser que leur fille aînée et son fiancé se fichaient bien des apparences...
Une silhouette familière dans la rue attira l'attention de la photographe, et elle se dépêcha d'écraser sa cigarette à peine entamée. "Vous savez quoi ?" reprit-elle en s'adressant à Ms Harmond, "Pourquoi est-ce que vous ne me laissez pas tous ces documents ?" gesticula-t-elle en direction de la table basse. "Je les montrerai à Timot... Mon fiancé, dès qu'il sera plus disponible, et nous pourrons revenir vers vous, avec, euh... Des idées plus précises, uhuh." C'est dans ces moments là qu'Anna remerciait sa famille de lui avoir enseigné les bases de la diplomatie. Sans laisser à la wedding planneuse le temps de dire "Ouf", Anna l'escorta d'une main polie mais ferme vers la sortie, et maintenant la porte d'entrée ouverte à l'aide d'un vieux caillou qui leur servait de cale, elle appela elle-même l’ascenseur. Il serait obligé de prendre les escaliers, et cela suffisait presque à la jeune femme comme vengeance mesquine.

"Merci pour tout, vraiment," conclut-elle en haussant le ton, de manière à se faire entendre dans toute la cage d'escalier. Les portes de l'ascenseur se refermaient quand des cheveux de jais jaillirent au bout du couloir "Et encore une fois, je suis navrée que vous n'ayez pu rencontrer... Mon très ponctuel fiancé" acheva-t-elle dans un bruit de métal. "C'était donc Jennie Harmond", lança-t-elle à l'adresse de l'intéressé, sans pourtant jeter un regard derrière elle. Elle s'était détournée pour pénétrer dans l'appartement, dégageant la pierre sur le sol pour refermer la porte, et replaçant des mèches de cheveux roux derrière ses oreilles.

Regagnant le salon en ignorant s'il avait pu se faufiler à temps dans l'appartement derrière elle, elle commença machinalement à mettre de l'ordre dans les papiers sur la table.
Elle allait se retenir de lui dire que c'était son idée après tout, ce mariage, et qu'il avait promis de s'impliquer tout autant qu'elle. C'était une des conditions.
Elle devait se retenir. Elle leva les yeux pour tenter de croiser les siens et espéra que son silence parlerait mieux que des reproches inutiles.
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MessageSujet: Re: 04. [Ainston's] Fifty Shades of White   Mer 16 Mar - 0:07

"Oh putain la petite conne !" vociféra Tim en tâtonnant la poche de sa veste, tandis que le sol sembla se dérober sous ses pieds. De toute évidence son portable aurait dû être à cet endroit, et son absence provoqua en lui le même sentiment d'absolu désespoir que lorsqu'il réalisait qu'Anna n'avait définitivement pas la même définition que lui du mot maniaquerie, et que non une guitare n'avait pas sa place sur un canapé. Dans ces instants d'égarement affolé, il inspectait les moindres recoins de l'appartement, priant Dieu qu'elle n'avait pas balancé son bijou par la fenêtre. Mais cette fois il ne retourna pas les coussins du canapé, et ne se fatigua même pas à vérifier dans la poche arrière de son jean. Cette saleté de Roni lui avait fait les poches comme s'il était le dernier des niais. Il aurait pourtant dû le voir venir. Elle ne s'était jamais autant appliquée à l'écouter, plus attentive et silencieuse encore qu'une bigote élevée au son atroce des cordes de violon et des chants monastiques. Un peu comme un gosse qui compose des œuvres d'art sur le marbre immaculé de la salle de bain. Entendre un enfant brailler était une calamité, ne plus l'entendre était un présage encore plus mauvais. Les adolescents élevés dans le système d'accueil obéissaient à peu près aux mêmes règles. Et même si Tim avait eu une enfance heureuse à côté d'eux, il était quand même bien placé pour savoir qu'à leur âge on ne se fiait pas à un professeur, quel que soit son niveau de coolitude. C'était un principe immuable. Un commandement de la Bible de la crise d'ado. Cela dit, Anna l'attendait et elle n'avait pas encore pensé à lui acheter une montre pour Noël. Peut-être parce qu'elle se doutait que les manches de son blouson de rebelle en cuir étaient trop serrées pour laisser la place à une espèce d'excroissance chic sur le poignet. "Putain, putain, putain !"  enchérit-il en se dirigeant d'un pas assuré, quoique lourd et nerveux, vers la porte du foyer. "Je sais où t'habites, Roni Adams." conclut-il en claquant la porte derrière lui, abandonnant à son sort la vieille guitare qui leur servait de témoin pendant les cours. Des cours pour lesquels, soit dit en passant, la Roni en question avait déployé une montagne de supplications en tout genre.

Sans son portable, Tim avait cette désagréable impression d'être déconnecté de la réalité. Ce qui, de temps à autre, n'était pas si mal, notamment lorsqu'il se savait maudit d'être un fiancé si peu investi. Il n'entreprit pas encore de quitter le perron que déjà il aperçut le filet de cheveux blonds qui dépassait de la casquette fatiguée que Roni avait sans doute "empruntée" à son petit-ami. Répondant à un instinct débile, Tim se sentit obligé de l'apostropher, conduisant l'adolescente à détaler en gloussant avant même qu'il n'envisage de lui courir après. Pas scout pour un sou, Tim n'avait pas encore la capacité de déduire l'heure en examinant la position du soleil - même si le voir décliner aurait quand même dû lui mettre un peu la puce à l'oreille -, aussi s'embarqua-t-il dans une chasse à l'homme. La plus courte de l'histoire des chasses à l'homme, puisque son souffle lui ordonna au bout de deux minutes top chrono d'arrêter les efforts - et la cigarette - et de se cantonner au sport sédentaire d'un musicien. Se sachant déjà sur la sellette du mariage, il sauta dans sa voiture et s'élança dans les bouchons des heures de pointe. Après plusieurs dizaines de minutes à grommeler que les gens n'avaient rien d'autre à faire à cette heure-là que de rentrer chez eux, et tous les autres clichés de mauvaise foi, il se gara enfin en face de leur appartement, à Anna et lui. Il n'avait même pas eu à lever la tête pour sentir son regard courroucé le suivre jusqu'à l'entrée de l'immeuble. Bien entendu l'ascenseur n'avait lui non plus pas l'air de vouloir coopérer, lui arrachant un nouveau soupir d'exaspération. Dernière ligne droite, se répéta-t-il pour se motiver à grimper les escaliers deux à deux comme si sa vie en dépendait. Ce qui, réflexion faite, n'était peut-être pas si métaphorique que ça.

Enfin parvenu sur le palier, il se prépara à formuler ses plus plates excuses lorsque les portes de l'ascenseur se refermèrent sur Jennie Harmond, de toute évidence. C'était bien un nom de wedding planner ça, se disait-il dans un nouvel élan de mauvaise foi. Comment aurait-elle pu s'appeler autrement ? Il l'imaginait déjà avec son petit tailleur étriqué, ses petites perles au bout des lobes d'oreille, son petit brushing et ses petits souliers vernis. Que des trucs petits mais qui se voulaient ostentatoires. Les Preston avaient sans doute dû l'envoyer tout droit de Londres. Un petit accent posh, pour parfaire le poncif. Comme elle adorait le faire, Anna l'abandonna sur une note théâtrale, en laissant retentir la sentence irrévocable d'une phrase anodine mais assassine. "Je peux la rattraper si tu veux. Elle ira pas bien loin avec les petites enjambées qu'elle doit faire dans le tonneau qui lui sert de jupe."  Contrairement à Roni et ses jeggings, pensait-il très fort. "Oh allez, tu vas pas faire la tête pour ça. Elle nous connait pas cette fille. Je préférerais encore m'en remettre à ta sœur qu'à une inconnue."  dit-il en se faufilant dans l'embrasure de la porte avant qu'elle ne se referme. Mensonge énorme. Plus jamais Lexie n'organiserait d'évènement l'impliquant de près ou de loin. "Tu vas au moins écouter ce que j'ai à dire pour ma défense ?"  demanda-t-il en penchant la tête sur le côté pour mieux capter le regard d'Anna. Il interpréta d'ailleurs ce dernier comme une invitation - ou plutôt un défi - même si la rousse demeurait dangereusement silencieuse. "Tiens-toi prête… Tu sais cette Roni à qui je donne des cours de guitare au foyer ? Elle m'a fait croire qu'elle s'intéressait vraiment à ce que je lui disais pour mieux me faucher mon portable. J'ai dû lui courir après dans tout le quartier pour le récupérer."  Sans succès, aurait-il dû ajouter. Mais c'était un détail qu'il était prêt à omettre. "Allez fais pas la tête."  renchérit-il en s'approchant pour l'enlacer et enterrer tout de suite les hostilités. Il savait pourtant que ce n'était jamais aussi facile avec Anna. C'était toute la beauté et l'intérêt d'un mariage.
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MessageSujet: Re: 04. [Ainston's] Fifty Shades of White   Mer 16 Mar - 19:21

Le papier glissa sous les doigts d'Anna, coupant légèrement le fil de sa peau, et la jeune femme fit un mouvement de recul, repoussant les magazines pour porter son index à sa bouche. Tim s'était évidemment rapproché d'elle après son entrée fracassante dans l'appartement, et son visage, s'il ne montrait aucun signe de contrariété d'avoir raté le rendez-vous, envoyait néanmoins le message clair d'un cessez-le-feu, avant même que les hostilités ne commencent.
Une part d'elle était profondément satisfaite. Il était venu. Peu importe ce qu'il avait trafiqué, la raison qui avait dirigé les appels d'Anna directement sur la messagerie vocale du jeune homme et l'air suffisant avec lequel il avait dénigré l'apparence de la pauvre femme qui venait de quitter leur appartement. Il avait prouvé qu'il était suffisamment impliqué dans les préparatifs du mariage pour rebrousser chemin en plein milieu d'un répétition d'Against the Odds, d'une crise d'appendicite aiguë ou même d'une attaque de zombies dans les rues de Lima.
Cette pensée fit sourire Anna malgré sa douleur lancinante au doigt : Tim devait simplement rentrer d'un de ses cours au foyer, et il n'avait plus rien à lui prouver depuis longtemps, mais elle avait besoin de subterfuges pour calmer son agacement et se convaincre de la viabilité de leur mission

"Roni ?" Demanda-t-elle sans masquer un petit rire moqueur : "Quel âge elle a déjà ? 14 ? 15 ans ? Et tu n'as pas réussi à la rattraper ? Fais moi penser à m'inquiéter pour ta santé quand j'en aurai fini avec la lecture de tout ça..." ironisa-t-elle en lui indiquant les multiples brochures. "En fait je pourrais tout de suite commencer à fumer tes cigarettes à ta place, ça me calmerait..."

Anna vérifia qu'un peu de sang ne s'écoulait pas de sa minuscule égratignure avant d'essuyer ses mains sur sa robe. Elle évita les bras de Tim avec l'habilité des boudeuses  invétérées. Même si sa colère était déjà retombée, elle refusait de se laisser embobiner aussi facilement. "Et puis je ne voudrais pas avoir à organiser un enterrement en plus d'un mariage toute seule... Parce que rappelle toi que tu SAIS que tu ne veux PAS t'en remettre à ma soeur. Mais peut être que ton poing droit à une meilleure mémoire que toi à ce propos." C'était bas, mais mérité, et Anna estimait qu'elle avait gagné le droit de faire de l'humour noir sur cet épisode malheureux de leur histoire au moment où Tim avait estimé mériter celui de rayer Tate de la liste des invités.

Clôturant sa parenthèse passive-agressive, elle fit un sourire grimaçant à son fiancé, portant à nouveau à la bouche son doigt endolori. La vérité était que malgré sa meilleure mauvaise volonté, Anna n'avait rien à reprocher à Tim, elle cherchait simplement un moyen de se sortir de l'impasse au fond de laquelle elle se sentait acculée. Elle regrettait l'idée de cette petite cérémonie calme et intime, qui aurait dû avoir lieu autour de Noël, et se terminer par une nuit de beuverie sans fin, entourés seulement de leurs plus proches amis, avant qu'ils ne réalisent que Charlie et Wyatt avaient déjà pris les devants. Pas une minute du mariage Watsbury ne s'était passée sans qu'Anna ne ronge les ongles de ses mains manucurées par Madeleine, redoutant en fait d'être la prochaine sur la liste des réjouissances à chaque fois qu'un visage souriant lui en faisait le rappel. Une date plus éloignée impliquait plus de temps pour se pencher sur les préparatifs et l'occasion de peaufiner chaque détail, des invités au choix de la musique, comme Jennie Harmond le lui avait gentiment, mais fermement, signalé.
Anna voulait simplement en finir, elle voulait dire oui, embrasser le marié et filer avec lui dans le soleil couchant. Elle voulait voir leurs deux noms combinés sur son passeport, réaliser en s'excusant avec un air confus mais amusé que c'était elle la "Madame Ainsworth" que la secrétaire du dentiste invitait sans succès à se lever dans la salle d'attente depuis deux bonnes minutes, elle voulait parler de lui en répétant "mon époux" aux cocktails organisés par sa mère, et sourire fièrement quand il passerait sa main autour de sa taille, tous les deux satisfaits de provoquer la même réaction d'effroi chez ces gens qui se jugeaient trop biens pour eux.

"Tu es sûr qu'il est trop tard pour prendre l'avion pour Vegas ? On a pas encore envoyé les invitations... Si ? Peut-être qu'on peut décommander Jennie, sans rien dire à mes parents et utiliser l'argent qu'ils ont avancé pour des billets d'avions ultra chers pour... Ce weekend ?"

La jeune femme arborait maintenant la moue de la petite fille capricieuse qu'elle n'avait jamais vraiment été. C'était à son tour d'avancer vers Tim et d'enterrer la hache de guerre pour parvenir à ses fins. "S'il te plaît..." "You got us into this" se retint elle d'ajouter à la dernière seconde.
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04. [Ainston's] Fifty Shades of White

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