Choriste du mois


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 04. [Pillsbury's] Adventure of a lifetime.

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GANGSTA CHARLIE ► Whatever happens tomorrow, we had today.
Age : 25 ans.
Occupation : Assistante de Cassie chez les SC & Rédactrice.
Humeur : Angoissée.
Statut : Épouse de Wyatt Pillsbury.
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MessageSujet: 04. [Pillsbury's] Adventure of a lifetime.   Jeu 9 Juin - 16:45

« Everything you want is nine months away »


Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Le son de l’horloge biologique en marche résonnait dans un coin de sa tête. Les notes retentissaient, inlassablement, formant un rythme monotone et menaçant. Une chanson sans fin, irritante, de celles que l’on veut faire taire mais dont le volume ne cesse d’augmenter au fil des semaines, au fil de l’attente et de l’angoisse qui grandissait peu à peu, mois après mois, déception après déception.

Charlie désirait un enfant, et c’était aussi le vœu de Wyatt. Depuis leur mariage quelques mois plus tôt, les jeunes époux ne dissimulaient pas leur désir d’être parents et faisaient tout ce qui était en leur pouvoir afin de réaliser ce souhait. Tous les mois, Charlie comptait les jours, visait le moment opportun et mettait toutes les chances de son côté pour concevoir un enfant. Obstinée et résolue, elle ne reculait devant aucun obstacle et avait essayé à peu près tout afin d’augmenter ses chances. Elle ne buvait plus du tout, fumait encore moins et avait même délaissé –non sans un certain pincement au cœur– les cochonneries dont elle raffolait tant afin d’adopter un régime alimentaire équilibré et ainsi accueillir son enfant dans les meilleures conditions possibles ; vitamines et minéraux étaient devenus des alliés de poids dans sa quête. Sa bibliothèque était à présent remplie de livres sur le sujet, et elle avait elle-même noirci les pages d’un carnet spécial dans lequel elle recopiait soigneusement tous les conseils qu’elle avait piochés au fil de ses lectures. Et même s’il elle répétait sans cesse à Wyatt qu’elle ne faisait pas l’amour pour avoir un enfant mais qu’au contraire, elle voulait avoir un enfant parce qu’elle l’aimait, une petite voix intérieure lui soufflait néanmoins que ses paroles n’étaient pas tout à fait sincères, et que si la chambre à coucher était devenue sa pièce préférée, cela n’était sans doute pas un hasard.

En dépit de tous les efforts qu’ils avaient faits, les tentatives de Charlie et Wyatt demeuraient vaines, un comble pour le gynécologue qui conseillait tous les jours de jeunes femmes prêtes elles aussi à concevoir. Les tests de grossesses étaient restés négatifs, et ces résultats avaient affecté chaque fois un peu plus la volonté de Charlie. Car contrairement à Wyatt, qui restait malgré tout confiant, parfaitement conscient que ce genre de projet pouvait prendre plus de temps que prévu, Charlie elle ne l’entendait pas de la même oreille. L’alchimie qu’elle partageait avec son époux était parfaite, alors pourquoi n’étaient-ils pas capables de réaliser leur souhait ? Y avait-il un problème chez elle ? Son corps n’était-il pas disposé à accueillir la venue d’un bébé ? Des centaines de questions se bousculaient dans son esprit, et les réponses que lui donnait Wyatt ne lui suffisaient pas. Éternelle impatiente, elle n’aimait pas attendre et les échecs qu’elle avait essuyés l’avaient énormément affectée. Elle avait encaissé le coup pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’elle décide d’abandonner tous ses efforts, lasse d’attendre que le miracle finisse par se produire. Résignée, elle avait rangé ses lectures, oublié ses calculs et tourné le dos à ses rêves, reprenant tranquillement le cours de sa vie et se concentrant davantage sur sa vie professionnelle afin d’oublier l’échec qui l’avait tourmentée. Après tout elle n’avait que vingt-cinq ans, alors pourquoi forcer le destin ? Son horloge biologique avait beau continuer à sonner, elle ignorait à présent son appel.

Seulement, plusieurs semaines après l’arrêt définitif de tout effort destiné à booster sa fertilité, Charlie réalisa que ses menstruations se faisaient désirer. Blessée dans son amour-propre par les semaines d’échec encaissées, elle avait volontairement négligé ce détail et omis d’en parler à Wyatt. Persuadée que son corps se jouait d’elle et de ses espoirs de future maman, elle s’était laissée débordée par son travail afin d’oublier ce fait provocateur. Quelques jours étaient passés, puis une semaine, et dix jours plus tard Charlie décida enfin d’en parler à quelqu’un. Pour éviter de décevoir à nouveau Wyatt, elle avait envoyé un message codé à Cat par texto. « RDV au QG des Gangsta le 4/6 à 19h. Munis-toi du bâton de l’angoisse –tu sais de quoi je parle. Besoin de toi. N’en parle à personne ». Elle s’était par la suite écroulée dans son canapé, et bien qu’elle refusât catégoriquement de céder à l’euphorie qui la gagnait peu à peu, elle esquissa néanmoins un sourire. Était-il possible que… ?

Le lendemain, Charlie fit les cent pas dans le salon, attendant de pied ferme sa meilleure amie. Wyatt avait quitté l’appartement une heure plus tôt et la jeune femme ne tenait plus en place. Le QG des Gangsta, malgré l’appellation énigmatique qu’elle avait choisi de lui attribuer, n’était en réalité autre que son propre appartement. Et le bâton de l’angoisse, le test de grossesse que Charlie refusait d’acheter elle-même. D’ordinaire, elle demandait à Wyatt de les lui ramener du travail, mais cette fois-ci elle refusait d’éveiller chez lui le moindre espoir avant d’être sûre et certaine que ses doutes étaient fondés.

Quand la sonnerie retentit, Charlie sursauta tellement qu’elle renversa le verre d’eau qu’elle tenait. Une insulte plus tard, elle posa le verre sur la console et se précipita vers la porte d’entrée avant de sauter dans les bras de Cat. « Ahhhhh enfin ! J’ai cru que tu n’arriverais jamais ! ». Elle déposa un baiser humide sur la joue de sa meilleure amie et recula d’un pas pour lui laisser suffisamment d’espace pour pouvoir respirer. Charlie avait beau s’être coachée toute la journée pour ne pas céder à l’excitation, le ton de sa voix, plus aigüe qu’à son habitude, trahissait pourtant son état d’esprit. Se mordillant l’intérieur de la joue afin de faire disparaître le sourire de ses lèvres, la brunette laissa Cat entrer avant de refermer la porte derrière elle. « L’heure est grave, Cat » Annonça-t-elle, retrouvant peu à peu son sérieux. « Tu as compris mon message ? ».
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MessageSujet: Re: 04. [Pillsbury's] Adventure of a lifetime.   Sam 18 Juin - 12:44

« Cat ? » Les paupières lourdes sous ses lunettes de lecture, Ecaterina tourna la tête vers sa petite sœur. Avec l’impression désagréable de fonctionner au ralenti, elle cligna plusieurs fois des yeux, visiblement indisposée par l’éclairage du plafonnier. Le livre posé sur ses genoux était resté grand ouvert au moment où l’héroïne prenait en main son destin qui s’était soudainement manifesté. Cat soupira profondément avant d’étouffer un bâillement avec le dos de sa main. Elle avait pris l’habitude de juger ceux qui s’endormaient en lisant, incapable de comprendre comment il leur était possible de se détacher d’une intrigue en plein milieu d’une phrase. Alors, elle se réprimanda mentalement lorsqu’elle s’aperçut qu’elle avait, elle aussi, lâchement abandonnée l’aventure dans laquelle elle s’était plongée. Seulement, elle avait une excuse toute trouvée : Ecaterina était épuisée.

« Tout va bien ? » demanda-t-elle à Evan, la voix ensommeillée. Elle ferma automatiquement son livre pour mieux le poser sur la tablette devant elle, là où plusieurs objets – un ordinateur portable, un gobelet de café, son carnet d’écrits et la montre de Tate – s’éparpillaient. Avoir Evie avec elle au retour à Lima était très étrange. Le train en partance de Toledo était occupé, mais pas trop, ce qui leur laissait le loisir de discuter, ou de piquer du nez pour récupérer des heures de sommeil perdues à cause du énième dîner organisé la veille par les Robertson en l’honneur des ventes impressionnantes du journal de Pawel Bartowski. Tate ne devait pas être loin, d’ailleurs. L’abandon de sa montre se révélait être un bon indice quant à l’imminence de son retour dans leur compartiment. Cat était parfois surprise des manies qu’elle avait prises le concernant, et instinctivement, elle se redressa pour le chercher au milieu des rangées de sièges, sans pour autant arriver à le trouver du regard.

Son attention fût de nouveau happée par Evan. Toutes les deux, elles n’avaient jamais partagé grand-chose. Pas parce qu’elles ne le voulaient pas, mais parce que c’était la vie. Elles n’avaient pas été élevées ensemble, et quand on s’y penchait, leur enfance respective avait été bien différente – Cat ne savait pas toujours comment s’y prendre avec la jeune fille, gênée. Pourtant, depuis deux ans, elles se voyaient régulièrement. Pour la première fois ce matin, Evie avait demandé à son aînée si elle pouvait passer le weekend avec elle. Ecaterina avait accepté sans réfléchir, l’empressant même de préparer son sac de voyage pour partir à l’heure, et la faisant saliver d’avance en lui exposant des projets de soirées avec leur frère qui s’était réjoui de la nouvelle qu’elles lui avaient annoncé par FaceTime. Surprise par son ton grave, Cat se tourna entièrement vers elle, exprimant son inquiétude par un froncement de sourcils qui fit glisser ses lunettes sur le bout de son nez retroussé.

« J’ai pas pu m’empêcher de voir ce que t’avais dans ton sac ce matin. » Charlie lui en devait une bonne, pensa-t-elle alors, se remémorant son épopée dans les rayons de la pharmacie située non loin de l’hôtel qu’elle préférait occuper lors de ses déplacements à Toledo, plutôt que d’être reçue dans la maison familiale. Ça restait douloureux pour elle d’être confrontée à la (pas si) nouvelle vie de famille de son père – c’était puéril, mais c’était comme ça. Doucement, Ecaterina retira ses lunettes et les posa sur la tablette. Bien qu’elle fût heureuse des projets de Wyatt et Charlie, espérant être la première à être mise au courant de l’arrivée d’un bébé dans leur petit cercle d’amis, elle était beaucoup moins heureuse du rôle que sa meilleure amie lui avait attribué en la cantonnant à l’achat de tests de grossesse à sa place. Non seulement, Cat n’y connaissait absolument rien à ce sujet – elle avait donc décidé d’en prendre un de chaque pour maximiser les chances de Charlie de savoir, à la semaine près, si elle était enceinte ou non – ; mais en plus, ça la mettait dans une situation fort gênante vis-à-vis de son entourage proche. Sa famille était un détail qu’elle pouvait gérer sans problèmes, la proximité qu’elle entretenait avec elle lui permettant de leur dissimuler des choses sans même avoir besoin de mentir. Mais si Tate avait été à la place d’Evie, elle aurait bien eu du mal à garder le grand secret de Charlie. Un petit sourire en coin se dessina sur son visage, et elle murmura, amusée, un :

« Evie… » Sauf que sa tentative d’interrompre la jeune fille pour lui expliquer pourquoi elle se promenait avec pas moins de six tests de grossesses différents dans son sac de voyage, tomba à plat. Elle était lancée, et ce qu’elle avança eut le don de provoquer chez Cat plusieurs réactions sonores ( « Une seconde… » « Une accro du bistouri ? » « Nana ? » « Mon quoi ? » ) rétrospectivement justifiées « Je voulais te dire que j’étais heureuse pour toi. Et surtout que je suis rassurée que s'il y a plus de monde au balcon que depuis la dernière fois que t'es venue, c’est à cause de mon neveu ou de ma nièce qui se développe dans ton utérus et pas parce que t’es devenue une accro du bistouri. » Une déglutition, très proche de l’accumulation difficilement supportable de vomi, s’échappa de la gorge délicate d’Ecaterina. Evie s’étendit brusquement sur la tablette, étirant ses grands bras maigrichons sur le bois poli. Avec la nonchalance de l’adolescence, elle poursuivit ses révélations « On a parié 50 billets avec Nana que si tu voyages autant en ce moment, c’est pas seulement pour promouvoir ton bouquin, si tu vois ce que je veux dire. Elle m’a obligée hein ! Alors j’ai parié sur tes seins. Mais elle te croit plus vaniteuse que ce que tu penses, Cat. Elle a émis des doutes dégueulasses sur la taille de ton c… Il est au courant ? »

Un index au vernis à ongles écaillé se pointa en direction de Tate qui, suspicieux, se glissa sur la banquette en face d’elles. Les yeux de Cat s’élargirent, tandis qu’elle prenait conscience de la direction inattendue que prenait la conversation. Pendant un peu plus de trois mois, elle s’était appliquée à ne pas trahir le secret, ni la promesse, qui la liait à Tate. Ça ne serait pas sa sœur adolescente, trop observatrice comme tous les Robertson, qui l’obligerait à le faire. Surtout que tout se passait relativement bien, et qu’elle n’accepterait pas que quoi que ce soit vienne gâcher l’équilibre qu’ils avaient trouvé en restant (très) discrets. Il ne lui en fallu donc pas plus pour cesser de réfléchir. Ecaterina se ranima pour lancer à Evan :

« Tu devrais rassembler tes affaires et aller te rafraîchir un peu. Je dois passer voir Charlie avant d’aller dîner. Dorian t’attendra sur le quai, tu peux l’accompagner ? » Cat chercha le regard de Tate, et attendit un signe d’acquiescement. Evie roula des yeux de son côté, mais elle ne discuta pas davantage et s’extirpa de la banquette, pendant que sa sœur répondait au regard interrogateur du jeune homme avec un flegme désabusé et un hochement de tête qui l’était tout autant « Je ne veux pas te mentir, donc ne me pose de questions, s'il te plaît. »

***

« Je suis désolée ! » s’excusa-t-elle platement lorsque Charlie lui ouvrit la porte et qu’elle lui sauta au cou. Cat la serra très fort dans ses bras en chuchotant à l’oreille « J’espère que cette fois sera la bonne. » Elle avait laissé son sac de voyage dans le coffre de sa voiture qu’elle avait récupérée sur le parking de la gare, après avoir, quand même, accompagné Tate et Evie sur le quai – elle avait promis à Dorian de revenir vite. Dans ses mains, elle tenait fermement un sac marron en papier kraft, typique des pharmacies. Ecaterina se dégagea de l’étreinte de Charlie et entra dans son appartement quand Brownie déboula dans l’entrée. Il lui feula dessus ; il lui en voulait toujours d’avoir utilisé le sofa de ses maîtres comme lit d’appoint pour une seule nuit. Cat regarda en l’air. La rancune du chat était le cadet de ses soucis. Avec un enthousiasme qui s’amplifiait de seconde en seconde, elle pivota sur ses derbies pour regarder Charlie, et lui tendit le fameux sac en papier. Détachant, en même temps, la ceinture de son trench, Cat lui répondit avec un petit rire, pas vexée le moins du monde qu’elle la pense incapable de déchiffrer ses codes secrets – elle avait quelquefois des absences, surtout en ce moment « J’en ai pris plusieurs. J’imagine qu’ils sont tous aussi fiables les uns que les autres mais on ne sait jamais. » Elle fit frétiller ses sourcils au-dessus de ses yeux en amande, empruntant une expression de conspiratrice, jusqu’à ce qu’elle la fasse permuter en une grimace furtive « Ma sœur a cru que c’était pour moi, tu m’en dois une. » Débarrassée de son trench, qu’elle déposa sur le dossier du fauteuil en avançant de quelques pas supplémentaires, elle se laissa finalement tomber au milieu.
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