Choriste du mois


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MessageSujet: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyMar 23 Nov - 17:25

    S'il était certain que James allait mal s'entendre avec ses collègues littéraires trop réducteurs des sciences, la probabilité était moins forte en ce qui concernait son homologue, professeur de mathématiques. En effet, il existait une corrélation forte entre le fait d'enseigner une matière et de l'aimer. Encore heureux, vous me direz ! Pas de raison donc que l'anglais se dispute sur la nécessiter de connaître le théorème de Pythagore ou de savoir calculer une dérivée. Pour Evi Rhodes comme pour lui, « d' »  (D prime) ne rimait pas toujours avec spleen. Comment cela pour personne ? Ne jouez pas sur les mots, vous m'avez compris !

    Mais alors, pourquoi se chamaillait-il sans arrêt avec la blonde -encore une- qui enseignait cette divine matière ? Oulà, j'entends déjà pléthore de scientifiques me fustiger. Comment associer "divin" à "mathématiques" sachant que l'un de ces concepts reposait sur la croyance et l'autre sur la démonstration ? Même Blaise Pascal en personne, éminent trouveur (à son stade on ne peut plus parler de chercheur), a consacré sa vie à essayer de démontrer l'existence de Dieu de façon scientifique sans y parvenir. Alors nous devions éviter de lier les deux éléments, cela serait pur oxymore. Attention, cela ne voulait pas dire que le Grand Architecte (terme maçonnique) n'existait pas. La réponse à la question de la véracité des dires des religions était laissée à l'appréciation de chacun. Toutefois, l'être humain n'était pas capable de prouver qu'une entité supérieure possédant une volonté propre existât. Après tout, il existe bel et bien une magie de Noël (oui j'ai hâte), et pourtant, impossible de la démontrer !

    Il s'avérait que sa collègue, bien qu'enseignante de la plus théorique de toutes les matières scientifiques, était une fondue de littérature. PIRE, elle visait le prix Nobel de cet art (car il le reconnaissait, certaines tournures de phrases ou certains écrits relevaient de l'Art). Un prix Nobel ! Pour une mathématicienne ! Alfred Nobel s'en retournait dans sa tombe ! Mais bon, si Descartes ou Pascal avaient vécu à notre époque quelqu'un d'autre aurait émis leurs théories ils auraient sans doutes reçus des prix en physique et en philosophie.

    Bref, sa passion pour les livres et l'écriture n'était pas gênante en soit, mais assez indisposante lorsqu'elle était trop mise en avant. James avait déjà suffisamment de Désirée Cravy pour lui tenir des discours sur les bienfaits de la lecture. Au moins Sue ne lui prenait pas la tête avec cela ! ... Elle avait tellement d'autres sujets sur lesquels appuyer pour que ça fasse mal ! Les américaines devaient se liguer, formant une coalition ayant pour but qu'il père un câble. Mais non ce n'était pas de la paranoïa, c'était du réalisme na ! !


    Mr Sheffield marchait déjà depuis quelques minutes. Il retournait comme à chaque fin de cours en salle des profs. Pour ce faire, il traversait les couloirs bondés d'élèves, cherchant de nouveaux arguments en faveurs des mathématiques ou une nouvelle façon de séduire Sue. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas qu'un membre de l'équipe de football américain avait un slushy à la main. Il ne vit pas non plus qu'un membre des New Direction(dont nous tairons le nom, par respect) avançait dans la direction opposée au sportif. Ce qui devait arriver arriva. Le glee-iste se fit slusher. Jusque là, rien d'anormal, vous me direz. Sauf que James était juste derrière, la tête dans les nuages il n'avait pas vu le coup venir ! Et voilà comment un sportif venait de prendre des heures de colles. Et il n'y avait pas de mais qui tienne !

    Non mais franchement !

    Ainsi donc, James Sheffield, le rosbif professeur de maths se promenait dans les couloirs tout slushé. Il ne manquait plus que ça !


Dernière édition par James Sheffield le Dim 27 Fév - 21:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyJeu 6 Jan - 22:04

« Heeeelp, I need somebody… HELP not just anybody… HELP! You know I need someone, hee-ee-eeelp! » s’écriait Madeleine, plus qu’elle ne chantait. A l’heure où tout le Monde rejoignait la salle des professeurs ou la cafétéria, la jeune femme se trouvait dans une salle de classe vide, à faire une sorte de show privé. Elle sautillait, slalomait entre les tables en exécutant des mouvements improbables, se mettait à courir et à bondir dans tous les sens ! Et s’il s’avérait qu’un élève la surprenne en la voyant depuis la porte donnant sur le couloir, elle ne s’en arrêtait pas pour autant ! Non, bien au contraire ! Elle avait beau être essoufflée à force de bouger comme elle le faisait et de crier les paroles, elle ne s’arrêtait jamais ! Ou en tout cas pas avant d’avoir terminé les paroles de sa chanson ! Sa jupe virevoltait en même temps qu’elle tandis qu’elle entamait le premier couplet de l’une de ses chansons favorites, du groupe de rock anglais de sa vie : les Beatles, s’il vous plait ! La jeune surveillante de McKinley connaissait les chansons par cœur. Son père, grand admirateur de Lennon et de sa bande, lui avait fait découvrir quand elle n’était encore qu’une enfant et depuis, il n’existait pas un seul jour sans qu’elle ne fredonne l’air d’une de leurs chansons, ou ne l’écoute.

« Help me if you can, I'm feeling down and I do appreciate you being rouuund: help me get my feet back on the ground, won't you please, pleaaase help meee, help meee » braillait la jeune femme qui arrivait à la fin de la chanson. Lorsqu’elle parvint au terme de celle-ci, elle s’arrêta au beau milieu de la pièce. Elle passa une main sur son front et s’abaissa, posant ses mains sur ses genoux afin de reprendre sa respiration. C’était comme si elle venait de courir un marathon ! Après tout, si la jeune femme possédait une mince silhouette il ne fallait pas s’étonner : elle passait son temps à courir et à sauter dans tous les sens ! Elle ne s’accordait jamais de répit car comme elle le disait si bien « la vie vaut la peine d’être vécue seulement si on y laisse entrer la folie » ! Et en ce qui concernait la folie, Mad en connaissait un rayon. Elle dont l’imagination était si débordante qu’elle avait parfois des hallucinations, elle qui croyait encore au prince charmant, elle qui avait d’ailleurs crée l’image de l’homme parfait, en lui associant des caractéristiques bien définies. Aux yeux de tous, elle était complètement timbrée. En effet, on la percevait toujours comme une démente qui ne tenait pas en place et qui avait besoin d’attirer l’attention sur elle… Ce qui était plus ou moins le cas. Car plus égocentrique qu’elle, il n’y avait pas. Mad se perdait parfois tellement dans son imagination qu’elle se prenait un peu pour le nombril du Monde, ce qui ne plaisait pas forcément.

La jeune femme s’écria « HEEEELP ! » avant de quitter la salle de classe et de rejoindre le couloir bondé. Tout le Monde se dirigeait vers le même endroit ce qui créait une sacrée cohue ! Le sourire aux lèvres, Mad salua quelques élèves au passage, leur souhaitant même un bon appétit comme s’ils étaient tous ses amis. Il fallait dire qu’au lycée McKinley, il n’y avait pas plus cool qu’elle envers les élèves ! Les lycéens l’adoraient car elle passait son temps à porter des tenues jugées légères qui leur donnait un bref aperçu de sa jolie silhouette, et les lycéennes la voyaient comme une bonne copine aux bons conseils, surtout lorsqu’il s’agissait des garçons, or c’était leur sujet de conversation favori ! Auprès des professeurs, toutefois, Mad ne se faisait pas que des amis ! Il fallait dire qu’il y avait déjà Figgins qu’elle avait bien eu du mal à convaincre pour qu’il l’engage, et qui semblait regretter amèrement sa décision en la voyant défiler dans les couloirs comme si elle se trouvait sur des podiums. Les autres professeurs la trouvaient parfois trop excentrique, mais heureusement Mad avait également des amis. Après tout, il fallait être sacrément idiot pour ne pas l’aimer… enfin, c’était tout du moins l’opinion de l’intéressée !

Madeleine n’était désormais plus très loin d’arriver à la salle des professeurs, il ne lui restait qu’un ou deux couloirs à traverser. Toutefois, elle se figea au beau milieu de l’un d’entre eux quand elle vit une scène qui était loin de la laisser indifférente. Juste devant elle se tenait James Sheffield dont le visage ainsi que les vêtements étaient plein d’une substance bleue… ce qui signifiait une seule et unique chose : le professeur de mathématique venait de se faire slusher (car oui, à McKinley, c’en était devenu un verbe !). Il n’en fallut pas plus à Mad pour s’avancer vers l’homme slushé et se planter devant lui, un sourire malicieux dessiné sur les lèvres. Depuis le temps qu’elle attendait une occasion pareille pour se moquer de James Sheffield ! Elle n’allait certainement pas la laisser filer sans réagir, oh que non ! D’un geste rapide mais efficace, elle posa un doigt sur la joue du professeur et recueillit un peu de la substance bleue qu’il y avait encore sur sa joue. Elle porta alors son doigt à ses lèvres et goutta le « slushy ». Elle fit mine de réfléchir avant de s’exclamer :

    « Coca cola ! L’un de mes préférés ! »

Le sourire toujours aux lèvres, elle ajouta :

    « Alors comme ça on se fait slusher ? Je pensais que c’était réservé aux membres des glee club mais visiblement non ! Ta cote de popularité doit être dans un sale état… Je te plaindrais presque !»
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyMer 19 Jan - 7:40

    Disons le tout net, James avait HORREUR des slushies. Ces sodas avec de la glace pilée... certes c'était frais, et le goût était meilleur... mais sérieusement, qui profitait réellement du slushy qu'il avait acheté ? 80% d'entre eux se retrouvaient sur le visage d'un tiers. On devrait les bannir, voilà ! Et il ne le pensait pas uniquement parce qu'il en était couvert ! Bien sûr que non !

    Rappelons également que les slushies étaient sucrés. Or qui dit eau + sucre + peau = COLLE ! Oui, rien n'était plus affreux que les slushies qui avaient le don de nous rendre gluant, collant, dégoutant ! Il faudrait plusieurs lavages pour en être débarrasser, et je ne vous expliquais même pas les dégâts sur les vêtements (je garde ça pour plus tard).

    Alors oui, James détestait les slushies.

    A fortiori depuis qu'il venait de se faire éclabousser. Et voilà que maintenant une de ses charmantes collègues se ramenait. Décidément, c'était la totale. Pourtant, une odeur lui titillait les narines. Il ne savait pas ce que c'était mais... il se sentait à la fois plus léger et très énervé, limite...vexé ! Par une odeur ! C'était à n'y rien comprendre !... Or il n'y avait rien de plus agaçant que de ressentir un tas d'émotions à cause d'un de nos sens sans pouvoir en établir la raison. Néanmoins James n'eut pas le temps de s'appesantir sur son feeling puisqu'un doigt vint lui tâter la joue pour retirer un peu de boisson. Le professeur de maths ouvrit la bouche pour protester lorsqu'il entendit la jeune femme parler... Coca cola... Coca cola... Un soda des plus prisés aux Etats-Unis. Plus d'équivoque, cette odeur dégagée par le slushy... elle lui rappelait des souvenirs ! C'était pour cela qu'il ressentait ces émotions. Le coca cola, il faut le dire, avec été une des sources majeures de rupture avec un de ses exs. Il n'aimait déjà pas cette boisson avant... De tous les slushies qui existaient il fallait qu'il se reçoive celui-là !! Il y avait parfois de drôles de coïncidences...

    « C'est sa moque toi... Je n'étais PAS visé ! », dit-il en croisant les bras et durcissant son regard. « Les femmes n'ont-elles que ça àa faire, se moquer de moi ? Parce-que si c'est comme ça que vous draguez, bah c'est raté !! »

    Et oui, il commençait à trouver cela bizarre de ne parvenir à s'entendre avec aucune blonde. Entre Sue, Désirée et Madeleine... Alors il avait fait une association très simple : Sue n'arrêtait pas de l'envoyer bouler (lui comme les autres, d'ailleurs, sauf lorsqu'elle était intéressée). Or lui y était accro comme jamais. Les autres femmes, jalouses, décidèrent alors d'agir de la même façon pour elles aussi essayer de s'attirer les bonnes grâces de James. Genre il était maso ! Je vous jure les nanas ! Elles se faisaient des nœuds compliqués dans leur tête et établissaient des plans vraiment stupides.

    Tout en attendant la réponse de Madeleine, il chercha dans sa sacoche un mouchoir, pour commencer à enlever ce satané coca.


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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyDim 23 Jan - 18:06

Madeleine observait toujours James Sheffield, un sourire narquois dessiné sur ses lèvres couleur vermeille. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir que cette image du professeur de mathématique, tout collant de slushy d’un bleu ne s’alliant pas très bien avec son air… d’anglais. Depuis leur rencontre au club d’échec, il fallait dire que les deux adultes ne s’entendaient pas super bien. La faute à qui ? A Mad, bien sûr ! Elle avait été assez idiote pour dire à l’anglais qu’elle ne ferait qu’une bouchée de lui aux échecs, qu’elle était de toute façon la meilleure joueuse et qu’il allait mordre la poussière. Mouais, ça aurait pu être théâtral si toutefois elle n’avait pas perdu par la suite. Dur dur de ravaler sa fierté quand on s’appelait Madeleine Wild. Depuis, la rivalité était de mise entre ces deux là, et ce n’était pas elle que ça dérangeait ! Bien au contraire : elle l’alimentait plus qu’autre chose car l’un de ses passe-temps favoris était de chercher les ennuis. Cela allait légèrement à l’encontre de la profession qu’elle exerçait, d’ailleurs, mais qui avait dit qu’une surveillante se devait d’être sage ? De toute façon, la plupart du temps, elle ne surveillait même pas cette bande d’adolescents boutonneux, et s’amusait plutôt à balancer des rumeurs comme eux le faisaient si bien (rumeurs sur les élèves comme sur ses propres collègues) ou à tester son pouvoir de séduction sur les lycéens de McKinley. Ah, si seulement Figgins pouvait la voir, parfois ! Elle était sûre qu’il ne pouvait pas regretter davantage le fait de l’avoir engagée - il fallait dire que ce jour-là, elle avait quand même sorti son décolleté le plus plongeant !

James croisa alors les bras devant sa poitrine, lui disant qu’il n’était pas visé avant de se demander si les femmes n’avaient rien d’autre à faire que se moquer de lui. Il émit l’hypothèse, assez incroyable tout de même, que ces fameuses femmes pouvaient le draguer. Mad éclata de rire, un rire cristallin et assez communicatif, face à cette réflexion. Quand elle reprit son calme, elle se mit toutefois à le dévisager. C’était vrai qu’il n’était pas si laid que ça… aussi laid que l’image qu’elle se faisait de lui dans son esprit, s’entend (car quand elle pensait à James Sheffield, Mad imaginait un vieillard tout ridé et dégoutant, avec une tête de gnome). Mais pour un anglais d’une quarantai… trentaine d’années, il était « potable » et dégageait même un certain charme. Bon, ça n’en restait pas moins qu’un petit mathématicien passionné de chiffres qui se pensait supérieur à cause de son petit accent (mais qui la battait à plate couture aux échecs ? ça elle ne l’avouerait jamais !). Il serait pourtant faux de dire qu’il n’était pas séduisant, puisque ce n’était pas le cas. Lorsqu’elle termina de le contempler à la manière d’un enfant qui découvre le père Noël pour la première fois et qui comprend qu’il n’a rien d’exceptionnel, elle soupira et répondit :

    « Au temps pour moi dans ce cas… Cela dit je suis certaine que l’élève en question devait être ravi de voir qu’il avait loupé son tir ! »

Mad essayait d’imaginer la tête de l’élève en question. Parmi tous ceux qu’elle connaissait, il n’y en avait pas un qui n’éclaterait pas de rire à la vue du professeur de mathématique slushé. De plus, les détenteurs de slushy étaient souvent les élèves populaires, comme les joueurs de l’équipe de football. Du temps où Madeleine était encore étudiante à McKinley, c’était déjà le cas. Bien sûr, elle faisait partie des élèves populaires, et ce même en faisant partie du glee club : eh oui ! Le statut de cheerleader déjantée avait des bons cotés. Les footballers, elle en faisait ce qu’elle voulait, de toute façon ils finissaient toujours par lui manger dans le creux de la main… Enfin c’était tout du moins ce qu’elle aimait penser. Cela dit, elle avait eu encore plus de succès en revenant en tant que surveillante. Rien de plus logique, me direz-vous. Les adolescents adoraient les femmes un peu plus âgées… A vingt-deux ans, elle était encore jeune, mais restait plus vieille que les filles qu’ils avaient l’habitude de fréquenter. Du coup, elle était encore plus populaire maintenant qu’elle ne l’était au cours de ses années lycée… et c’était loin de lui déplaire, bien au contraire ! Tout ce qui pouvait rassurer son égo surdimensionné était bon à prendre !

Souriant désormais de toutes ses dents à l’anglais auquel elle faisait toujours face, elle finit par lui répondre du tac au tac :

    « Je ne savais pas que tu étais aussi persécuté par les femmes, par contre ! Si j’avais su, j’aurais monté un petit club anti anglais. T’imagine un peu ? Des heures à se moquer de cette fichue habitude à boire son thé le petit doigt en l’air, ou à manger du pudding au petit déjeuner… le bonheur à l’état pur ! »

Mad prit un air rêveur. En réalité, elle n’avait rien contre les anglais, elle trouvait même l’accent terriblement sexy. Mais inutile de préciser que c’était là une chose dont elle ne parlerait qu’en présence de son avocat ! Enfin, ce n’était pas quelque chose qu’elle dévoilerait face à ce rosbif-là, en tout cas ! Scrutant le visage de Sheffield, elle se rendit compte que tout ce slushy collé à son visage lui donnait terriblement fin… hm, peut-être qu’elle passerait en chercher un par la suite ! Toutefois, ce ne serait pas avant d’avoir encore un peu embêté son professeur de mathématiques préféré… haha !

    « Et non, ce n’est pas comme ça que nous, le sexe fort… oui car nous le sommes bel et bien, draguons. Enfin, tu dois avoir une sacrée imagination pour penser que j’essaye de te draguer, quand même »

Elle savait que ce n’était pas très fair play de sa part, mais elle n’avait pu s’en empêcher. Ah… qu’il était bon de s’amuser un peu !
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyLun 24 Jan - 7:23

    James sentait ses cheveux lui tomber sur le visage... dégouliner de slushy... coller... weurk... c'était juste ignoble ! Tout son temps passé devant le miroir à tenter de faire une coiffure digne de Sue... quelque chose qui ne la fasse pas se railler de lui comme elle agissait avec Shuester... Tout cela gâché ! Boarf, était-ce réellement si important en fin de comptes ? Car elle persistait à le dénigrer. Il n'était rien. Elle agissait avec lui comme avec les autres. Pourtant cela faisait presque 5 mois qu'il lui faisait la cour de toutes les façons possibles et imaginables. Et il avouait commencer à s'essouffler. Peut-être que Sue n'était finalement pas la femme de sa vie... que le destin lui avait réservé une autre personne.

    Ridiculisé, il se sentait plus que minable. MAIS il avait un avantage face à Wild... il l'avait battue aux échecs, lui rabattant son caquet... ou pas. En effet, les critiques et commentaires ironiques n'avaient depuis cessés de fuser entre eux. Toutefois, ce n'étaient que des chamailleries. Si jamais Madeleine avait vraiment besoin de lui pour un coup dur, James serait là... et il supposait la réciproque vraie. Cette hypothèse était confirmée par le fait qu'elle n'avait pas cherché à saper sa victoire en l'accusant de tricherie ou autre diffamation. "Mad" était peut être quelqu'un de taquin et fou sur les bords, elle était honnête avec elle-même. En cela elle méritait qu'on la respectât ne serait-ce qu'un peu. Alors même si elle voulait casser James, il ne la détesterait pas. Contrairement à Désirée, Madeleine n'était pas que folle et égoïste (mais si je t'aime Daisy xP ).


    « Et bien s'il était ravi lorsque cette chose est retombée sur moi, il l'a moins été en ce qui concerne les retombées sur lui. Passons sur l'outrage à professeur, cet élève est coupable d'avoir dégradé les couloirs et gaspillé de la nourriture. Il en subira les conséquences. »


    Pfff Jamie-chou était un faible finalement, il entrait dans le jeu de Madeleine plutôt que de tourner la chose au ridicule. Il ne pouvait pas toujours avoir un sens de la répartie incisif et détaché. Il ne s’appelait pas Brian Kinney. En plus, il était irrité d’être vu avec tout ce bleu sur la tête. S’il avait voulu se déguiser en Na’vi il ne l’aurait pas fait avec du slushy !


    « C’est dingue que vous me détestiez toutes ainsi… C’est quoi votre problème avec moi ? Vous ne supportez pas que j’aime aussi les hommes ? Et non, désolé, vous n’êtes pas aussi irrésistibles que vous semblez toutes le croire ! »


    Nan mé ho ! Replaçons les choses là où elles étaient. Rendons à César ce qui est à César. Chacun chez soi et les hippopotames seront bien gardés, comme disait Amonbofis.


    « Quant à votre petit club, je suis sûr qu’il existe implicitement en salle des profs. Ne me dis pas que vous ne vous moquez jamais de moi derrière mon dos, mes oreilles sifflent trop ! »


    Là James avait lancé une répartie sur un ton limite amusé, mais lorsqu’elle lui avait reproché de boire du thé *écrit-elle en buvant son Earl Grey matinal*, il avait froncé les sourcils et accusé le coup. Sujet sensible apparemment. Mais même sous la torture il ne dirait pas pourquoi à cette blondasse écervelée. Bon après ça dépendait quand même du type de torture.

    Soudainement l’odeur de coca-cola lui parut à la fois insupportable et terriblement réconfortante. Finalement, elle ne le vexait plus. Il avait envie de se blottir contre elle. Et de lui tirer la langue en boudant. Mais de lui faire un câlin quand même. Une goutte de slushy cola lui tomba sur les coins des lèvres et il la récupéra du bout de la langue… Mmmh… Ce goût sucré… détestable… mais une fois qu’on s’y faisait… tous comptes faits…. Ce n’était pas si mauvais… Pas si détestable… Il avait envie de l’embrasser. Oulà ça devenait grave !! Embrasser du coca, on aura tout vu ! Alors peut-être que ce n’était pas le coca qu’il voulait embrasser… (Attention ce n’est pas Maddy non plus, ne rêve pas !).

    Il remarqua alors que la demoiselle le scrutait intensément avec des yeux pétillants (restons dans le vocabulaire du soda) avant de reprendre ses esprits. A moins que ce ne fut son imagination ? Par contre il manqua de s’étouffer lorsqu’il entendit sa phrase. Déjà elle partait sur une revendication féministe d’être le sexe fort. Comme si James était allé placer l’homme en position supérieur (« passif c’est bien aussi »*). Lui qui était on ne peut plus gentleman. Cela le blessait qu’on osa lui dire cela de cette manière. En insistant par un innocent « car oui nous le sommes bel et bien ». Voilà qu’il se prenait dans la gueule le machisme de bien trop d’hommes alors que lui luttait à sa manière contre ce genre de choses. Même s’il était convaincu que de faire entrer une femme au restaurant en lui tenant la porte était une pratique inventée par les hommes. En effet, elle permettait d’avoir un aperçu complet de l’affaire en toute discrétion. Mais chacun y trouvait son compte car les dames entraient du coup plus vite au chaud –ou au frais en été-.


    « Et bien moi je pense que tu craques pour moi parce que la dernière fois que Désirée m’a lancé ce genre de piques, elle m’a embrassée et tourné autour ensuite. Depuis elle me déteste encore plus et devient non plus taquine mais méchante, tout ça parce que j’ai refusé ses avances. En quoi serais-tu différente ? Votre tactique de drague à vous les femmes c’est de nous pourrir la vie pour que nos sentiments envers vous deviennent une obsession. »


    ET PAF ça fait des chocapics !

    Il n’avait pas rebondit sur le sujet sexe fort-sexe faible qui n’avait pas lieu d’être et qui, franchement, le vexait.





    *Michel Sérault dans le rôle de J. César (oui, oui l’empereur romain) dans Deux Heures Moins le Quart Avant Jésus Christ.

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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptySam 29 Jan - 16:16

Il était amusant d’observer la façon dont l’Anglais réagissait… oui, Madeleine avait décidé que « l’Anglais » serait son nouveau surnom. Dans ce type de confrontation verbale, il était courant que Mad en ressorte victorieuse. Il fallait dire qu’elle avait de la répartie, et elle était du genre à faire des remarques cinglantes souvent dénuées de tact. Au fond, elle n’était pas méchante. Mais elle était comme ça : franche, peut-être même trop, et aimait avoir en permanence le dernier mot. Ajoutez à ceci une touche de folie et un zeste d’égocentrisme et vous aurez un résumé assez précis du caractère de la jeune femme. C’était certain : elle n’était pas du genre à mâcher ses mots. Bien au contraire, c’était plutôt l’inverse, et ses remarques pouvaient parfois s’avérer blessantes. Pourtant, quand on la connaissait, on savait qu’elle était loin d’être exécrable et antipathique avec les gens. Oui, oui, au fond elle avait un cœur. Face à James, il était certain qu’elle ne faisait pas preuve d’une très grande gentillesse. Mais d’un autre coté, elle était sûre que si elle se la jouait grand cœur avec l’Anglais, elle finirait par l’ennuyer. Le conflit était bien plus intéressant que l’amitié pure et simple, dans la plupart des cas. Jouer au chat et à la souris en se tournant autour et en se vannant c’était quand même plus drôle que de s’envoyer des tas de compliments avec un grand sourire béat !

Aux premières paroles de James, Mad sourit avant d’éclater de rire, purement et simplement. « Coupable d’avoir dégradé les couloirs et gaspillé la nourriture » : vraiment ? Si chaque élève de ce lycée se faisait réprimander et obtenait une heure de retenue à chaque fois qu’il « slushait » quelqu’un, Mad ne sortirait jamais de la salle de colle, qui afficherait certainement complet. C’était une règle d’or à McKinley High School : les footballers slushaient les geeks, et personne ne leur disait quoique ce soit, ni les professeurs, ni les geeks en question, et encore moins les surveillants comme Mad. Quand elle-même voyait ça, elle éclatait de rire et envoyait un clin d’œil aux sportifs coupables. Bien sûr, elle n’avait jamais été la victime de cette petite expérience, dans le cas contraire elle ne rigolerait pas du tout. Mais ayant toujours été privilégiée grâce à ses jolies jambes interminables et son sourire taquin, même en ayant fait partie d’une chorale, personne n’avait jamais osé la slusher. Et pourtant, Dieu sait qu’elle en aurait mérité, des slushy ! Peut-être qu’en ayant connu l’humiliation qui en découlait, elle n’aurait pas la même réaction aujourd’hui ! Quoiqu’il en soit, elle planta son regard dans celui de l’Anglais, un sourire moqueur étirant toujours ses lèvres.

    « Hm, je serais curieuse de connaitre la sanction de cet élève. Que vas-tu lui faire ? Lui donner des exercices de maths supplémentaires ? Il obligera un geek à les faire à sa place. L’envoyer en retenue ? Il s’attirera les faveurs du surveillant qui le laissera sortir plus tôt… surtout si c’est moi : j’ai toujours eu un faible pour les footballers. Tiens, tu es un ancien sportif, toi ? On ne sait jamais, tu as peut-être fait du cricket dans ta jeunesse ! »

Du cricket… ben tiens ! Mad, qui s’amusait toujours comme une petite folle, effaça le sourire de ses lèvres en adoptant une attitude innocente… peu convaincante. Comme d’habitude, James continua à se plaindre par la suite, se demandant si c’était sa bisexualité qui rendait les femmes qui l’entouraient aussi odieuses avec lui. Mad leva les yeux au ciel. Comme si cela avait la moindre importance ! Tant mieux pour lui s’il s’amusait autant avec les femmes qu’avec les hommes. Mad n’était pas homophobe, elle trouvait même que les homosexuels étaient les mecs les plus tordants et c’était avec eux qu’elle s’amusait le plus de toute façon. Alors si James pensait que cela avait une quelconque importance, il se fourrait le doigt dans l’œil. Ce dernier poursuivit en parlant du club « anti-anglais » dont avait parlé Mad. Selon lui, ce groupe était implicite. Bon, d’un coté, il n’avait pas totalement tort puisque la jeune femme aimait se moquer des attitudes anglaises, même si elle trouvait l’accent terriblement séduisant. Mais tout cela l’amusait tellement qu’elle ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher ! Rien que le fait de voir l’Anglais boire son thé avant d’aller en cours, le matin, la faisait rire (quoiqu’elle ne le voyait pas si souvent que ça à force d’arriver toujours en retard !).

Il lui raconta ensuite comment Désirée Cravy, la prof de littérature, l’avait embrassé après lui avoir envoyé ce genre de piques. Il pensait qu’elle aussi avait envie de l’embrasser car elle agissait de la même façon avec lui… BERK ! Mad fit la grimace, ne cachant pas son dégoût. Évidemment, elle n’était pas si écœurée que ça : c’est vrai, en lavant au moins vingt fois ses lèvres après avec de l’acide ou des produits désinfectants (elle était certaine d'en trouver dans le bureau de la conseillère d'orientation à moitié cinglée de ce lycée) , elle serait capable de l’embrasser… ou alors en fermant vraiment bien les yeux et en pensant à un canon comme Jude Law, par exemple (restons du coté des Anglais !). Toutefois, il n’y avait que James pour avoir une telle idée !

    « Vraiment ? Certaines femmes ont un courage qui me dépassera toujours. Oui, oui, il en faut du courage pour te sauter dessus ! Je crois même que Désirée Cravy vient de baisser dans mon estime… »

Elle soupira, et sourit une fois de plus. Elle était presque méchante là, elle en avait conscience… mais s’amusait bien trop pour s’arrêter en si bon chemin. Alors elle s’approcha de l’Anglais, faisant mine de le jauger en balayant du regard chaque parcelle de son corps, sans aucune honte. Elle finit par lever son regard et le plongeant dans le sien, approcha sa main de lui. De nouveau, elle prit un peu de glace pillée bleue qui dégoulinait dans le cou de James, avant de le gouter et d’avoir le goût du coca cola sur la langue. Nouveau sourire.

    « Je ne sais pas en quoi je serais différente, mais en tout cas je le suis, je te l’assure ! M’enfin, si tu prends ça pour une technique de drague, tant mieux pour toi, ça doit flatter ton égo. Et si je deviens une obsession pour toi, tu m’en vois encore plus ravie ! Mais j’espère qu’en te réveillant, tu te souviendras des rêves de la nuit, parce que ce à quoi tu penseras n’est pas près d’arriver à part dans tes songes, justement ! »

Que de sous-entendus, haha. Elle était diabolique…-ment Mad.
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyDim 30 Jan - 23:06


    James aimait vraiment les joutes verbales. Du moins lorsqu’elles se réalisaient avec finesse, justesse et surtout dans le respect de la partie adverse. Être cinglant d’accord, mais avec la pointe d’ironie qui seyait pour ne pas devenir méchant. Il était du genre susceptible malgré son autodérision. Pour l’instant il était content parce-que Madeleine répliquait de façon tout à fait divertissante : des mots vrais, intelligents… des pics qui faisaient mouche. Le débat était drôle tant en tant que participant qu’en tant que spectateur.

    « Figure-toi que j’ai bien l’intention de surveiller l’heure de colle moi-même. Il n’est pas très doué en maths, alors autant que ce soit profitable. OUI il fera des exercices, et je serais là pour l’aider… Mais qu’il ne s’attende pas à ce que je les fasse pour lui… »

    Faire des heures sup’ non payées ? Vraiment ? Bah oui ! James n’avait rien de mieux à faire quand il rentrait seul chez lui… Pourquoi ne pas se rendre utile pour une fois ?

    « Et pour ta gouverne, j’ai longtemps pratiqué, et je pratique toujours, l’équitation. »

    Il faisait aussi régulièrement un footing dans le parc histoire de s’entretenir, mais pas besoin de raconter sa vie à Madeleine ! Il aurait aimé ponctuer sa phrase d’un petit « tu en aurais bien besoin toi de faire du sport » mais comme ce n’était pas vrai il n’en fit rien. Alalala dommage que toutes les profs de McKinley aient un physique parfait ! Mais pourquoi ne parler que des femmes ? Les hommes également… Il y avait de quoi faire tourner la tête !

    Il vit alors la mine de dégoût que fit Madeleine.

    Pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi n’était-elle pas entrée dans son jeu ? Pourquoi avait-elle tenu à tout rendre si cruelle à son tour ? Il aurait suffi qu’elle lui dît un truc genre « oh mais je meurs d’envie de toi, si tu savais » d’une voix sensuelle, tous les deux riaient et fin de l’histoire ! Mais non, au lieu de cela elle se mettait sur la défensive, comme si elle avait quelque-chose à se reprocher , et se montrait blessante. Oui blessante. Elle faisait mal, très mal. A vrai dire elle avait touché le point sensible de James. Attention, je ne parle pas de son point G –de toute façon les garçons n’en ont pas… si ? -. Il venait de passer cinq mois de sa vie à courir après la considération de quelqu’un. Presque une demi-année. Pour rien du tout. Alors niveau séduction il se sentait à un point particulièrement bas. Allons même jusqu’à dire qu’il se pensait moche. Et cette expression sur le visage de la jeune femme ne faisait que confirmer sa crainte. Le charmant et distingué James Sheffield n’était en fait qu’un laideron. Voilà ce que les autres voyaient de lui. Il ne lui restait plus qu’à se cacher. Se dérober aux yeux du monde. S’enfermer tout en haut d’une tour où il sonnerait des cloches… James était le Quasimodo de McKinley.

    Les paroles de la jeune femme enfoncèrent le clou. Il n’était pas sans savoir qu’elle était amie avec Désirée. Et puis ce regard qu’elle lui lança, le jaugeant ! La dernière fois qu’on l’avait regardé ainsi c’était parce qu’on le déshabillait du regard, et ce n’était certainement pas dans un couloir d’un lycée. Il se sentait mis à nu et c’était particulièrement désagréable. James était un pudique l’air de rien ! Ses sourcils commencèrent à se froncer. Mais le summum, la cerise sur le gâteau, fut lorsque Madeleine se permit d’à nouveau piquer du slushy cola sur son cou. Là James bouillait de l’intérieur. Il essayait de prendre sur lui pour trouver une réplique cinglante mais rien ne lui venait… Et ce sourire faussement angélique… Et ces deux yeux semblant lancer un défi… Et ce slushy qui collait… Et l’odeur entêtante de ce soda… Ce parfum de coke… cela le rendait fou. Il se sentait sur le point de perdre le contrôle de lui-même.

    Les mots que Madeleine prononçaient résonnaient dans ses oreilles… Drage… Ego… Obsession… Ravie… Rêves… Arriver… Songes… Justement ! Alors comme ça elle croyait qu’elle hanterait ses rêves ? Il parlait des femmes en général, pas d’elle seule lorsqu’il avait annoncé sa théorie… Mais si elle voulait croire qu’elle le faisait fantasmer, grand bien lui fasse. Il n’en avait rien à faire… Par contre ce qu’elle lui avait dit tout à l’heure… c’était MECHANT. Il n’avait pas oublié. Et chaque seconde passée à cette joute verbale ne faisait que retarder le moment où il pourrait ENFIN se laver. Ôter ce slushy. Se libérer de ce coca-cola qui lui collait à la peau. Qui prenait possession de lui. Mais elle… elle en voulait après tout ! Elle n’hésitait pas à ce servir ! Et bien James allait l’en dégouter !

    Si proche, la jeune femme ne put esquiver les lèvres du professeur de mathématique qui se posèrent sur les siennes, l’embrassant passionnément de telle sorte à ce qu’il disposât le plus possible de slushy autour de sa bouche. Même s’il n’irait pas jusqu’à l’embrasser dans le cou, chose qui aurait été très sadique dans ce contexte. Il réservait cela à ses amants et amantes. James ne fit pas trop durer le baiser, une fois que Madeleine s’était retrouvée avec du slushy sur le visage et pouvait avoir toutes les raisons de se plaindre rien ne servait de faire durer la blague… néanmoins il reposa très vite ses lèvres sur les siennes, l’embrassant cette fois tendrement… il … il semblait… il semblait vouloir récupérer le coca-cola… Ses yeux étaient fermés et une larme coulait le long de sa joue, creusant un sillon de pureté dans le bleu qui maculait son visage. Peut-être que dans ce dernier baiser ce n’était pas réellement Madeleine qu’il embrassait…


Dernière édition par James Sheffield le Jeu 3 Fév - 0:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyMer 2 Fév - 23:22

Un sourire railleur dessiné sur les lèvres, Mad observait son interlocuteur d’un air taquin. En son for intérieur, elle devait reconnaitre qu’elle n’était pas des plus tendres avec James, et sa dernière réplique aurait pu gagner la palme d’or dans la catégorie méchanceté gratuite. Malheureusement pour elle, elle ne réfléchissait jamais avant d’agir et fonçait tête baissée à chaque fois. Pourtant dès son plus jeune âge on lui avait répété de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, mais il n’y avait rien à faire et, impulsive, les répliques sortaient d’elles-mêmes. Parfois, elle le regrettait. Parfois, elle se réjouissait. Cela dépendait de la situation et dans ce cas précis, elle ne savait sur quel pied danser. D’un coté, elle avait peur de blesser l’Anglais mais de l’autre, elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander quelle serait sa réaction. Serait-il en colère ? Lui renverrait-il la pareille ? Tournerait-il les talons, épaules affaissées, humilié ? Telle était la question ou plutôt les questions que se posait Madeleine. Et ce, bien qu’il soit de toute façon trop tard pour revenir en arrière… A cette pensée, elle haussa les épaules : au pire elle se rattraperait bien d’une manière ou d’une autre : elle était une experte en la matière. Avec ses sourires innocents et ses grands yeux clairs (vous voyez les yeux du chat poté ? Elle a (presque) les mêmes !), il était difficile de lui en vouloir bien longtemps. Et elle le savait.

La voix de James la ramena soudainement à la réalité. Il lui expliqua la façon dont il avait l’intention de punir l’élève qui l’avait slushé quelques minutes auparavant. Mad l’écouta tranquillement, ne bougeant pas d’un cil et ne répondant même pas à ses propos. Elle se contenta d’un sourire supplémentaire, ce qui était extrêmement rare pour la jeune femme qui, d’ordinaire, en rajoutait toujours une couche, et d’une grimace à la mention des exercices de mathématiques. Elle plaignait d’avance le lycéen qui devrait les faire : elle-même aurait préféré une retenue, et même une retenue d’une journée entière pour éviter les exercices d’arithmétiques et compagnie. Au temps où elle était encore élève à McKinley High School – ce qui ne remontait qu’à quelques années seulement – Mad avait une sainte horreur de tout ce qui touchait aux sciences et aux mathématiques. En laboratoire de chimie, il y avait toujours une chance sur deux pour que l’expérience vire à la catastrophe. En sciences, elle dormait la plupart du temps, et si elle ne s’assoupissait pas cela signifiait que le professeur était en train de donner un cours sur la reproduction… Cerise sur le gâteau : en cours de mathématiques, elle confondait les carrés et racines carrés, donnait de petits surnoms aux inconnues – X et Y, c’était vraiment trop basique alors elle les appelait Poo ou Pee, ce qui ne manquait jamais de faire enrager son professeur de l’époque surtout quand elle allait au tableau et remplaçait automatiquement les lettres par ce genre de surnom) – ou encore, dessinait les courbes à l’envers, confondant l’axe des abscisses et celui des ordonnées. Bref, une vraie calamité et autant dire que ses professeurs s’arrachaient les cheveux avec un tel cas. Heureusement pour elle, elle excellait dans les matières littéraires qui lui assuraient une assez bonne moyenne malgré les notes déplorables qu’elle accumulait en sciences.

Mad fronça les sourcils, se demandant comme l’Anglais aurait agi avec elle si elle avait été son élève. Elle était certaine que cela aurait amusant ! Au moment où cette pensée lui traversa l’esprit, James lui dit qu’il pratiquait l’équitation, en réponse à ses piques par rapport aux sports anglais.

    « Ha, fais-moi signe la prochaine fois que tu montes à cheval dans ce cas, je suis certaine que ça vaut le détour ! »

Inutile d’ajouter que si elle venait elle rendrait le cheval complètement fou avant que James ne monte dessus, histoire de s’amuser un peu. Au lieu de quoi, elle se contenta de scruter le regard de l’Anglais de nouveau. Elle avait toujours un peu peur qu’il se braque face à ses paroles en rapport avec ses fantasmes. Elle remarqua que ses traits se crispèrent, mais n’en fut pas vraiment alarmée. Elle aurait pourtant mieux fait de prendre les choses au sérieux, cela lui aurait évité une sacrée surprise. Car quelques secondes plus tard, les sourcils de James se froncèrent et il rougit légèrement sous le masque de glace pillée bleue, comme s’il s’énervait tout doucement… Mais Mad eut à peine le temps de se demander ce qu’il lui arrivait que l’Anglais approcha son visage du sien d’un geste vif et rapide, plaquant ses lèvres contre les siennes. Haussant légèrement les sourcils de stupéfaction, elle resta figée sur place, incapable du moindre geste. Elle subit plus qu’autre chose ce baiser brûlant, se laissant faire sans réagir. Pour elle, cette réaction de la part de James ressemblait à un moyen de la faire taire une bonne fois pour toutes… ou peut-être essayait-il de lui prouver quelque chose. Elle avait désormais le goût de coca sur la langue, et sentait que sa peau collait autour de sa bouche, à cause de la glace pillée sur le visage de James qui était désormais étalée sur son propre visage.

Lorsque le baiser s’interrompit, elle allait retirer son visage quand il s’empara une nouvelle fois de ses lèvres, de manière pourtant complètement différente. Cette fois-ci, elle n’était pas prête à se laisser faire, elle était même déterminée à se dégager de son étreinte, voire à lui coller une gifle au passage… sauf que… sauf qu’elle n’avait pas prévu que ce baiser là serait aussi différent de l’autre. Plus tendre, plus doux, Mad se demanda l’espace d’une seconde si elle ne rêvait pas. Elle avait tellement l’habitude d’être malmenée par ses fantaisies et ses songes qu’il lui était parfois difficile de faire la part des choses. Or, elle n’avait plus l’impression qu’il s’agissait toujours des lèvres de James. Pendant quelques secondes, elle se surprit même à répondre au baiser avant de réagir enfin, dans un moment de lucidité. Elle plaqua ses mains sur le torse de l’Anglais et le repoussa doucement. Elle fit un pas en arrière, et le dévisagea. Son air avait changé du tout au tout. Là où il semblait énervé quelques secondes avant cet « incident », il paraissait désormais attristé, presque… nostalgique. Mad ne comprenait pas. Et ne parvenant pas à remettre ses propres idées en place, ne chercha pas à le comprendre davantage. Bien qu’elle n’ait pas apprécié le premier baiser, trop brutal, elle devait avouer que le second avait changé sa vision des choses. Ne vous faites pas de mauvaises idées, elle ne venait pas de tomber amoureuse de ce Sheffield, loin de là ! Néanmoins, elle était assez troublée… chose qu’elle ne laissa évidemment pas transparaitre sur les traits de son visage. Clignant des yeux, elle passa le revers de sa main contre ses joues puis le bord de ses lèvres pour se débarrasser cette sensation désagréable d’être toute collante, en vain. Elle passa toutefois la pointe de sa langue sur ses lèvres, comme pour goûter une nouvelle fois au coca. Puis, plongeant son regard dans celui de l’Anglais, elle réagit enfin :

    « Ehm… j’ai peut-être parlé trop vite alors, tu n’es pas si mauvais que ça » dit-elle de façon ironique tout en essayant de sourire, sans grand résultat. « Dis, ça t’arrive souvent d’embrasser les filles qui t’insultent presque ? Parce que, quand même, c’est pas commun ce genre de réaction ! »

Elle fit la moue, embêtée. Elle aurait aimé s’énerver contre lui, le gifler ou même lui envoyer une nouvelle pique sauf que, dans l’immédiat, elle n’y parvenait pas. Pourquoi ? Parce qu’il y avait quelque chose dans son regard qui l’en dissuadait. Quelque chose qui lui disait que ce n’était pas le moment d’en rajouter une couche, mais plutôt le moment de faire preuve d’un minimum de sagesse et d’attendre la suite des événements, en silence.
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyVen 18 Fév - 7:07

Le problème avec James c’était qu’il était rancunier. Oui, il était gentil, oui il était gentleman, oui il avait le pardon facile. Mais voilà, quand on le blessait, après il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine rancœur à votre égard. Oh bien sûr, il y avait toujours moyen de la faire disparaître, cette rancœur… Mais cela supposait souvent de rabaisser son égo. Inconcevable pour les personnes dont on parlait. De ce fait, il était courant qu’il détestât quelqu’un sans pour autant aller jusqu’à la haine. De toute façon, la haine étant étroitement liée à l’amour, elle était soit engendrée par lui, soit elle en était source. Voilà pourquoi James ne haïssait ni Désirée ni Madeleine : il les détestait.

Cela faisait maintenant plusieurs mois que l’anglais était arrivé en Amérique et qu’il enseignait à McKinley. Au début il pensait que son origine différente serait source d’intérêt de la part des autres pour une de leurs cultures d’origine –les américains étant en partie de lointains descendants des anglais, entre autre-. Mais non, en fait ces êtres suffisants et passionnés par leur nation ne s’en servait que pour se moquer de lui. Combien d’américains savaient-ils que l’Europe n’était pas un pays ? Que la France n’était pas une ville ? Ils n’en avaient rien à faire ! Première puissance mondiale, redevance de l’Europe par rapport à la Seconde Guerre Mondiale… Plus gros stock d’or du monde. Culture de référence all over the world, quel pays sur terre ne connaissait pas le Coca ? En résultait une nation imbue d’elle-même se croyant supérieure à toute autre. Sauf que voilà, les chinois étaient en train de renverser la donne, mais ça, c’est une autre histoire…

L’idée à retenir du paragraphe précédent était que James subissait sans cesse des moqueries, ou des paroles assimilées. Et je ne parlais pas que des élèves pouffant dans son dos, mais aussi de ses collègues. Entre Bryan et ses homologues féminins, il ne s’en sortait pas. Mais pourquoi ? Lui qui se montrait surtout avenant et gentleman… Bon, certes, il avait quelques manies et un accent à tomber. Etait-ce une raison ? En fait ils étaient juste jaloux parce que James était différent et qu’il assumait sa différence. Peu lui importait de rentrer dans le moule américain, contrairement à bon nombre de ses compatriotes. Et si ça ne plaisait pas, tant pis !

La demoiselle l’attaqua alors sur l’équitation !! Vous y croyez à ça ? Non mais franchement ! Comment se permettait-elle de porter un jugement sur son niveau sans l’avoir vu ! Il aurait été plus amateur d’activités de compétitions comme le cross, les courses ou les sauts d’obstacles, il l’aurait invitée à venir le voir gagner. Toutefois, il était plus du style à faire des balades lorsque le temps le lui permettait. Un loisir, pas une passion. Alors il ne savait pas vraiment quel était son niveau… Il arrivait à bien diriger son cheval, à aller au galop –c’était génial, le galop !- et il n’avait pas peur de franchir un obstacle. Il ne devait donc pas être trop mauvais !

« Et bien viens voir par toi-même, on fera une promenade avec Delilah [ndlr : Graham, un PV libre qui pratique aussi l’équitation]. Mais j’espère que tu sais aller au galop ! »

Haha !! On faisait moins la maligne ? James n’avait RIEN à cacher de ce côté-là alors que Madeleine l’attaque, il avait l’avantage du terrain. Il ne s’imaginait pas un instant à quel point la jeune femme pouvait être diabolique en s’en prenant directement au malheureux cheval qui n’y était pour rien dans l’affaire. Certaines dames –pouvait-on réellement les qualifier de « dames » ?- ne manquaient vraiment pas de scrupules !

Et que se passa-t-il après ? Hahahaha ! Et oui vous y étiez, la scène du baiser ! Madeleine se surnommait « mad », mais qui était vraiment le plus fou des deux ? La question était pertinente aux vues de cet agissement étrange du rosbif ! Surtout que lorsqu’il l’embrassa la seconde fois, c’était quand même avec amour. De quoi créer bien des doutes… Mais si encore elle l’avait baffé, il se serait excusé et l’histoire serait terminée. Fin du soucis. Sauf que voilà, la vie n’était pas simple. On pouvait même dire qu’elle était complexe puisqu’elle avait une partie réelle et une partie imaginaire. Ce baiser-là en particulier répondait à cette définition de complexe. Inutile de préciser que James embrassait mentalement quelqu’un d’autre que Madeleine. Mais elle… Elle savait !! Elle était consciente que c’était son collègue le prof de maths ! Celui avec lequel elle s’amusait depuis un petit bout de temps déjà… Alors POURQUOI avait-elle commencé à répondre à son baiser, COMME Désirée ? Embrassait-il si bien ? Huhu !

Par contre James trouva que ces lèvres étrangères étaient bizarres lorsqu’il les sentit s’animer contre les siennes. Il s’imaginait embrasser Logan, et ce n’était pas la même chose. Pas la même bouche, pas la même façon d’embrasser. Gosh !! Il sentit alors des mains se poser sur son torse. Ouh ça commençait à devenir « hot » !!! … Ah bah non… C’était pour le repousser ! Au temps pour lui. Quelque part c’était mieux ainsi.

De retour à la réalité, James se senti… vide. Son partenaire venait de partir en fumée. Il se retrouvait de nouveau seul. Le James Sheffield professeur de mathématiques au lycée McKinley. Insaisissable pour un de ses amants passés cherchant à le récupérer et courant après une illusoire chimère, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Depuis qu’il était aux Etat-Unis, sa vie amoureuse était devenue du grand n’importe quoi. Non… C’était depuis qu’il avait rompu pour du thé ! Quelle stupidité !!! Il aurait dû ranger sa fierté de rosbif au placard ce jour-là ! S’il avait agi ainsi, peut-être qu’aujourd’hui il serait encore en couple avec Logan ? Avec un mariage en préparation ? Un enfant ? Ou alors une rupture dans les larmes ! C’était bien plus probable. Comment une rock star ayant vécu la vie excitante qui va avec ce terme pouvait-elle trouver un pauvre britannique prof de maths intéressant ? Bon, d’accord, il venait du pays des Beatles, des Who, des Stones, des Animals, des Beach Boys, d’Eric Clapton… On pouvait en citer une liste longue comme le bras ! Mais ce n’était pas cela qui faisait de James une personne intéressante. Alors peut-être que… c’était mieux ainsi ?

Quoi qu’il en fut, ce petit raisonnement que je venais de vous faire tournait également dans la tête de notre anglais préféré. Résigné, c’était nostalgie et mélancolie qui prenaient désormais le pas sur son humeur. C’est alors qu’il entendit au loin une voix féminine. Il essaya donc de se concentrer sur la conversation. Il avait entendu la première phrase de Madeleine. Mais de là à dire qu’il l’avait écoutée et comprise, il y avait un fossé !

« What ? », répondit-il sur un ton très loquace. Surtout qu’en plus, ce n’était pas très poli. Ceux qui connaissaient James savaient qu’il était plutôt du genre à dire « I beg your pardon ? ». Il devait vraiment être en train de penser à autre chose. Puis la demoiselle lui demanda s’il embrassait souvent les filles qui se moquaient de lui. L’anglais leva les yeux au ciel. Il ne trouva pas de réponse à lui faire. Aucun trait d’esprit, aucune phrase incisive. Au bout d’un petit moment de silence il dit enfin :

« Je… crois que je vais aller me laver le visage… »

Il s’avança alors, passant tout près de Madeleine, la forçant même à se décaler un peu. Mais il n’avait pas le choix : un élève arrivait en sens inverse. Le britannique prenait-il la fuite ? Pardon, exécutait-il un repli stratégique ? Quoi qu’il en fut, il parraissait nettement moins enjoué et carrément perdu désormais. S’était-il rendu compte qu’il avait des sentiments pour Madeleine ? L’espoir fait vivre !
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MessageSujet: Re: 04. 1+1 = ?    04. 1+1 = ?  EmptyDim 27 Fév - 21:11

Madeleine observait toujours Jamie, le regard plongé dans celui de l’Anglais. Ce baiser avait été une sorte de décharge électrique pour la jeune femme qui s’était attendu à tout, sauf à ça. Après tout, il fallait avouer qu’elle n’avait pas souvent reçu de baiser après avoir été odieuse avec un interlocuteur. La plupart du temps, elle essuyait des regards noirs, ou quelques paroles acerbes dont le but était de lui clouer le bec – ce qui échouait à chaque fois – mais il était rare que quelqu’un l’embrasse ensuite. Les seules fois où on l’avait embrassée dans ce genre de situation c’était plutôt par passion mais… elle doutait que James ait agi sous cette pulsion-là, et surtout au beau milieu du couloir du lycée. Quoique ça aurait pu être intéressant pour la jeune femme, mais il fallait se rendre à l’évidence : James et elle, ce n’était même pas envisageable dans une réalité alternative, alors… Pourtant sous ses airs hautains et moqueurs, en son for intérieur, elle appréciait le professeur de mathématiques. Toute cette rivalité entre eux était quelque chose dont elle jouait, tout comme les piques qu’elle lui lançait. Elle était d’ailleurs certaine que James le savait. Avec Mad, tout était souvent une question d’apparence. Les rares personnes qui la connaissaient vraiment – et ces personnes-là pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main – savaient qu’il y avait une frontière entre ce que la jeune fille laissait voir d’elle et ce qu’elle était vraiment. Sous ses airs de gamine folle, égocentrique et narcissique, elle avait une certaine sensibilité qu’elle dissimulait sous ce masque d’arrogance. Pourtant, elle jouait tellement bien avec les apparences qu’il n’était pas aisé de s’en apercevoir. Elle était certaine que même cette Pillsbury, la conseillère d’orientation à moitié barjo du lycée, ne saurait la percer à jour. Mais laissons la psychologie de la surveillante de coté pour l’instant. Car pour le moment tout ce que Mad essayait de comprendre, c’était la raison qui avait poussé James à agir de la sorte avec elle, à commettre ce geste aussi soudain que surprenant. Elle eut beau puiser dans toute son imagination – et Dieu sait que cette fille-là en avait - tous les scénarios qui se jouaient dans son esprit étaient invraisemblables et franchement peu réalistes. Haussant les sourcils, elle dévisagea une nouvelle fois James dont le visage ne l’aida pas vraiment dans sa recherche d’explication. En fait, la vue de sa peau maculée de slushy eut plutôt le don de la faire ricaner qu’autre chose. Néanmoins elle fit son possible pour ne pas paraitre trop hilare devant lui cette fois, car il lui semblait avoir été déjà assez antipathique sans en rajouter encore une couche.

La surveillante jeta alors des coups d’œil autour d’elle, se rendant compte qu’elle se trouvait toujours au lycée et que par conséquent tout le Monde avait pu voir ce baiser échangé entre les deux adultes. Elle croisa les regards de plusieurs lycéens dont les lèvres dessinaient des sourires narquois, et en particulier celui des sportifs. Hm, on dirait que la réputation de croqueuse d’homme de Mad n’allait pas guérir de sitôt suite à ce petit incident. Heureusement qu’il en fallait (beaucoup) plus que ça à la jeune femme pour que ses joues prennent une teinte rouge cramoisie. Elle fit un clin d’œil à l’un des sportifs présents près des casiers avant de reporter son attention sur le professeur de mathématiques qui lui lâcha un « what » décontenancé après sa dernière réplique. Mad fit la grimace, se demandant si James était devenu idiot. Elle était pourtant certaine d’avoir été parfaitement compréhensible, mais peut-être pas assez pour l’Anglais. Après tout ce n’était qu’un rosbif, il ne fallait pas lui en demander trop… l’ombre d’un nouveau sourire passa sur les lèvres de la surveillante qui se rendit compte qu’elle n’était vraiment pas juste avec l’Anglais et ce même dans ses pensées, ce qui devenait franchement inquiétant… même pour elle, ce qui n’était pas peu dire !

La jeune femme posa une main sur sa hanche avant de se rapprocher de James inconsciemment. Elle fronça de nouveau les sourcils et lui demanda :

« Ahem… tu es sûr que ça va ? Je sais que mes baisers peuvent en désorienter certains, mais je ne savais pas qu’ils peuvent également clouer le bec de mes interlocuteurs… intéressant… » Dit-elle sur un ton joyeux puis, voyant la réaction de James, elle fit une nouvelle grimace avant d’ajouter: « je plaisante, bien sûr… »

Levant les yeux au ciel, Mad soupira légèrement quand James s’empressa de dire qu’il devait aller se laver le visage d’un ton presque confus qui émoustilla encore la curiosité de la surveillante. Il s’avança vers elle et elle ouvrit de grands yeux, se demandant s’il allait renouveler sa petite expérience, avant de se rendre compte qu’il souhaitait juste passer. Elle s’écarta donc légèrement de lui, lui cédant le passage non sans un grognement. Elle se retourna pour le voir s’en aller quand elle s’aperçut qu’un élève arrivant dans l’autre sens lui barrait la route. Amusée, elle le rejoint là où il s’était arrêté et fit en sorte d’attirer son regard une dernière fois. Le sourire toujours accroché aux lèvres, elle lança :

« Bon courage avec la glace pillée sur ton visage, j’imagine que ce ne doit pas être une tache aisée de nettoyer ça. Mais bon, estime-toi heureux tu vas sentir le coca-cola toute la journée ! » Elle s’approcha de lui, se mit sur la pointe des pieds et lui déposa un baiser sur sa joue avant de lui murmurer à l’oreille : « Et personnellement, le coca-cola c’est mon péché mignon. »

Elle recula et haussa les sourcils en faisant une moue assez suggestive avant de repartir dans la direction opposée, non sans afficher un petit air satisfait. Cette petite rencontre avec l’Anglais l’avait ravie même si ce baiser qu’ils avaient échangé lui paraissait toujours aussi étrange. Alors qu’elle marchait dans les couloirs, s’apprêtant à rejoindre la salle des professeurs, elle se mit à fredonner quelques paroles…

« Baby you can drive my car… yes, I’m gonna be a star, baby you can drive my car and maybe I’ll love yaa… beep beep beep beeep yeeaah »
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